Côté Naturo

l’iode

Valérie Vidal

Petite histoire…

L’iode, un oligoélément dont le symbole chimique est « I », a été découvert en 1811 par le chimiste Bernard Courtois, dans des cendres d’algues marines. L’iodure (une solution d’iode) a été utilisé pour lutter contre les goitres dans les problèmes thyroïdiens dès le XIXe siècle, mais son usage abusif a mené à des intoxications et cette mesure de prévention fut abandonnée jusqu’à ce que l’OMS reconnaisse la carence en iode comme un problème de santé publique en 1990.

Quels bénéfices pour la santé ?

L’iode est indispensable au développement cérébral des nourrissons et à une fonction thyroïdienne normale. Les hormones produites par la glande thyroïde, la triiodothyronine (T3) et la tétraïodothyronine (T4) contiennent respectivement 3 et 4 molécules d’iode. Elles régulent entre autres la croissance, l’entretien du squelette, la température corporelle, le fonctionnement rénal, le métabolisme des cellules, des glucides et des lipides, la synthèse protéique et enzymatique, etc.

La carence en iode est l’une des carences nutritionnelles majeures. Chez les adultes, elle engendre une production insuffisante d’hormones thyroïdiennes et peut conduire au développement d’un goitre. Chez les jeunes enfants, même une carence modérée peut provoquer un retard mental appelé « crétinisme ».

En cas d’incident nucléaire libérant des quantités massives d’iode, les personnes carencées présentent un risque accru de fixation thyroïdienne de l’iode radioactif et d’irradiation de la glande. D’où l’importance de ne pas être carencé en iode.

L’organisme doit trouver l’iode dont il a besoin dans l’alimentation. Les produits issus de la mer (poissons, coquillages, crustacés, algues) sont les plus riches en iode, suivis par les œufs, les produits laitiers, la viande et les céréales. La teneur en iode des fruits et légumes est très inférieure. Lorsque les apports sont insuffisants, une supplémentation est alors nécessaire.

Dans quels cas l’utiliser ?

Il faut se poser la question d’une carence en iode à chaque fois qu’un hypofonctionnement de la glande thyroïde est suspecté, en présence des symptômes suivants : fatigue, frilosité, constipation, cheveux rares et cassants, baisse de la pression artérielle, prise de poids sans changements alimentaires, rétention d’eau, troubles de la fertilité, déprime.

Mais aussi en cas de :

- carence en fer et en vitamines B9 et B12 ;

- troubles du développement psychomoteur et sensoriel de l’enfant, croissance du squelette ralentie ;

- perturbations du cycle ovarien, fibrome ;

- régime végétarien ou végane.

L’iodurie (taux d’iode urinaire) permet d’évaluer des carences ou des surcharges en iode. Elle est plus fiable lorsqu’elle est réalisée sur les urines de 24 heures.

Mode d’emploi

Comme pour tout élément essentiel, un apport excessif peut entraîner des troubles sérieux.

En France, les apports journaliers recommandés en iode sont de :

- 90 µg pour les enfants de 6 mois à 7 ans ;

- 120 µg pour les enfants de 7 à 10 ans ;

- 150 µg pour les adolescents et les adultes ;

- 200 µg pour les femmes enceintes et allaitantes.

La limite supérieure de sécurité a été fixée par l’OMS à 1 100 µg d’iode par jour.

Présentation

On trouve de l’iode d’origine naturelle, issue d’algues, sous différentes formes : en solution liquide, en gélules ou en comprimés. Ces produits renferment le plus souvent de 75 à 225 µg par dose.

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Valérie Vidal

Praticienne de santé naturopathe et praticienne en EFT clinique. Spécialiste en bionutrition, gestion du stress et santé globale.
Consultations à Toulouse, Gaillac (Tarn) et par Skype.

infos : www.valerievidal.fr