Difficile d’imaginer une table française sans fromage : un morceau de comté, une raclette entre amis ou une tartine de chèvre frais font partie de nos plaisirs simples. Mais ce plaisir est-il compatible avec une alimentation saine et équilibrée ? Pour choisir un bon fromage, renseignez-vous sur les labels et les dénominations. N’hésitez pas à demander conseil à votre fromager ou fromagère, et même à goûter le fromage avant de l’acheter.
Un plateau de fromages offre une diversité de goûts et de textures, dont la saveur et les nutriments dépendent en grande partie de l’origine du lait et des conditions d’élevage des animaux.
Riche en nutriments essentiels, le fromage mal digéré. Tout dépend en réalité de la qualité du produit, de la quantité consommée et du terrain de chacun.
Des atouts nutritionnels réels
Le fromage est avant tout une source concentrée de calcium et de protéines. Le calcium contribue à la solidité des os et des dents, mais aussi à la contraction musculaire et à la transmission nerveuse. Les pâtes dures (comté, emmental, parmesan) en sont particulièrement riches : 30 g couvrent près d’un tiers des besoins quotidiens en calcium. Les fromages fermentés apportent aussi des microorganismes bénéfiques au microbiote, soutenant digestion et immunité. Ceux affinés contiennent très peu de lactose, et sont donc souvent mieux tolérés. Enfin, issus d’animaux nourris à l’herbe, ils renferment des oméga-3 et davantage de vitamines A, D, E et K, précieuses pour la santé cardiovasculaire et cellulaire.
Des limites à ne pas négliger
Le fromage est dense en calories (environ 300 kcal/ 100 g), riche en graisses saturées et en sel. Une consommation excessive peut alourdir la digestion et favoriser l’inflammation, la prise de poids ou la rétention d’eau. Le sel, nécessaire à la conservation, varie selon les types de fromages : il est particulièrement élevé dans la feta ou le roquefort, par exemple. Certaines personnes sensibles peuvent aussi réagir à la caséine, une protéine du lait parfois mal tolérée en cas de perméabilité intestinale.
Quelle quantité par jour ?
Le Programme national nutrition santé (PNNS) recommande deux portions de produits laitiers par jour, dont une portion de fromage d’environ 30 g.
Des études nuancées
Les recherches sur les laitages donnent des résultats contrastés : certaines études évoquent un risque accru de cancer de la prostate en cas de consommation supérieure à 2,5 portions par jour, d’autres un effet protecteur contre le cancer colorectal. Certaines populations asiatiques, peu consommatrices de produits laitiers, ne présentent pas plus d’ostéoporose : la santé osseuse dépend aussi du soleil, de l’activité physique et de l’apport en magnésium ou en vitamine K2.
Plaisir et modération !
Qualifier le fromage de « bon » ou « mauvais » serait simpliste. Tout dépend du contexte alimentaire, des quantités et de la tolérance individuelle. Consommé avec plaisir et modération, dans une alimentation riche en végétaux, le fromage a toute sa place, à condition d’en choisir un de qualité et d’écouter son corps.
Valentina Timpanaro

Naturopathe, éducatrice de santé OMNES, formée en nutrition et micronutrition, elle accompagne chaque individu vers un mieux-être durable grâce à une approche holistique centrée sur l’alimentation.
Site internet : www.valentina-naturopathie-micronutrition.com
















