BILLET

QUAND « EUX » VIVENT EN « NOUS »

Jean-Pierre Camo

MAI 2018

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Il paraît que nous sommes génétiquement prédisposés, dès la naissance, à faire la distinction entre « eux » et « nous », ce qui permet la construction d’une « identité de groupe », nécessaire à la survie de notre espèce. Cela vaut également pour le monde animal. Mais l’homme a poussé cette logique dans ses retranchements les plus extrêmes : le « nous » devient exclusif, source de préjugés, d’incompréhensions, de conflits… Paroxysme du « eux/nous », le « moi/les autres », si prégnant, valorisé même, dans notre société individualiste. C’est sur ce modèle qu’est fondée la médecine moderne : le microbe est « l’ennemi à abattre ». En effet, Pasteur considérait que toute maladie infectieuse était causée par des micro-organismes venus de l’extérieur, des envahisseurs en quelque sorte, encore de méchants « eux », et que notre milieu intérieur était stérile ! Or l’on sait aujourd’hui que notre corps contient plus de bactéries exogènes, c’est-à-dire venues de l’extérieur, que de cellules, à tel point que nous pourrions considérer cette population, le « microbiote », comme un organe à part entière. Autrement dit, « eux » vivent en « nous ». Pour bien fonctionner, le système immunitaire intestinal, qui contient la majeure partie de nos cellules immunitaires, collabore étroitement avec le microbiote intestinal et ses quelque 100 000 milliards de bactéries qui nous protègent contre les bactéries pathogènes par l’effet barrière. Plutôt que de lutter contre les « méchants » venus de l’extérieur, au moyen d’un arsenal pharmaceutique, nous devrions renforcer notre système immunitaire en créant un milieu favorable au développement des bactéries bénéfiques qui vivent dans notre intestin. Oui, nous sommes entourés d’agresseurs, et nous ne pourrons jamais totalement y échapper : virus, bactéries, pollen, particules fines, allergènes… Sauf cas d’urgence, bien entendu, la réponse ne devrait pas se tourner vers un traitement allopathique, un antibiotique par exemple, qui viendrait perturber l’environnement biochimique des cellules pendant l’infection et ainsi affaiblir notre système immunitaire mais au contraire privilégier le renforcement de nos défenses naturelles (via un microbiote vigoureux et sain). Comment ? Par une alimentation équilibrée et en fuyant stress et fatigue. Tout le contraire, donc, de la nouvelle politique vaccinale qui impose aux nouveau-nés 11 vaccins étalés sur quelques mois. Non contents de contenir des adjuvants toxiques à base d’aluminium, ces virus injectés directement dans leur organisme, sans préparation préalable du corps et sans cellules immunitaires (immatures chez l’enfant, rappelons-le) supplémentaires pour y faire face, court-circuitent la peau dans sa fonction immunitaire, ainsi que les amygdales, les muqueuses et le microbiote. Une catastrophe sanitaire majeure se profile. Nous en verrons bientôt les effets. Saviez-vous que, à l’instar de nos intestins, notre bouche hébergeait des millions de bactéries, indispensables à la santé de nos dents mais aussi, car tout est lié, à notre santé globale ? Et que se brosser les dents, c’est bien, mais qu’éviter sucre et produits raffinés permet aussi de maintenir un microbiote buccal au top ? C’est le sujet de notre dossier.

Jean-Pierre CAMO

Directeur de la publication et romancier

La saga du vinland De Jean-Pierre Camo
La saga du vinlandDe Jean-Pierre Camo, éd. Alphée, 472 p., 2008.

Revivez l’incroyable découverte de l’Amérique vers l’an mil par de valeureux Vikings, personnages hauts en couleurs et souvent méjugés. Fruit de quatre années de recherche, ce roman s’est voulu aussi proche que possible des textes médiévaux tout en adoptant une langue plus moderne. Certainement la plus grande aventure maritime du Xe siècle, comme si vous y étiez…

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