Crèmes à moitié utilisées, flacons oubliés au fond de la salle de bains, nouveautés achetées sur un coup de tête… La cosmétique n’échappe pas à la surconsommation. Beaucoup de produits sont achetés rapidement, puis délaissés avant même d’être terminés. À ce gaspillage s’ajoutent des enjeux majeurs : impact environnemental, pollution des ressources, exposition répétée à des substances controversées.
Face à ce constat, une question s’impose : comment repenser notre rapport à la beauté pour consommer moins mais mieux ?
Privilégier la cosmétique bio certifiée et labellisée
Dans un marché saturé, les labels restent les meilleurs alliés des consommateurs, à condition de savoir lesquels reconnaître car tous ne se valent pas.
Cosmébio : un label de confiance depuis plus de 20 ans
En tant que pionnier de la cosmétique bio, le label Cosmébio est aujourd’hui une référence incontournable pour identifier les véritables cosmétiques naturels et biologiques. Il repose sur un cahier des charges exigeant – le référentiel COSMOS (COSMetic Organic Standard), dont il est membre fondateur – et une charte de valeurs éthiques, le manifeste Cosmébio. Un contrôle par un certificateur indépendant (Cosmécert, Ecocert ou Bureau Veritas) est obligatoire chaque année pour vérifier la conformité des produits labellisés. Le label Cosmébio encadre l’ensemble du cycle de vie du produit : composition, fabrication, emballage, étiquetage et communication.
Les autres labels présents dans les rayons français
Le label Nature & Progrès est une certification associative française qui garantit des produits alimentaires et cosmétiques respectueux de l’environnement, des hommes et des animaux. D’autres labels européens sont dédiés aux cosmétiques naturels et biologiques : la certification internationale Natrue ; le label allemand BDIH.
Cosmétique bio ou naturel : une différence essentielle à connaître
Les mentions « naturel » et « bio » sont souvent confondues, à tort. Un cosmétique naturel contient au minimum 95 % d’ingrédients d’origine naturelle. Mais ces ingrédients ne sont pas nécessairement issus de l’agriculture biologique. Consommer de manière plus raisonnée, c’est être attentif à la composition, à l’origine et au mode de fabrication des produits que nous utilisons chaque jour (campagne Cosmébio). Un cosmétique bio labellisé Cosmébio va beaucoup plus loin :
- il contient au moins 95 % d’ingrédients d’origine naturelle ;
- au moins 95 % d’ingrédients bio parmi ceux pouvant l’être ;
- et au moins 20 % d’ingrédients bio sur le total du produit (10 % pour les produits à rincer, comme les gels douche) ;
- il exclut les substances controversées et impose des méthodes de fabrication respectueuses de l’en- vironnement ;
- il est contrôlé par un organisme indépendant (Cosmécert, Ecocert ou Bureau Veritas) selon le cahier des charges COSMOS.
À retenir : un produit bio est toujours naturel, mais un produit naturel n’est pas nécessairement bio !
Revenir à l’essentiel avec le skinimalisme
Face aux routines à rallonge et à la multiplication des soins, une tendance s’impose : le skinimalisme, ou l’art de revenir à l’essentiel. Les produits bio multi-usages incarnent parfaitement cette philosophie. Un seul soin peut nourrir, apaiser, protéger ou démaquiller, limitant ainsi le nombre de produits nécessaires au quotidien.
Décrypter une liste inci
Savoir lire la liste INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients) est essentiel pour consommer mieux. Obligatoire sur tous les produits cosmétiques, elle indique l’ensemble des ingrédients présents dans une formule. Les premiers ingrédients représentent la majorité du produit, tandis que ceux situés en fin de liste sont présents en plus faible quantité. Certains termes permettent de mieux comprendre la nature d’un produit : « aqua » désigne l’eau, souvent majoritaire ; les ingrédients d’origine végétale sont reconnaissables grâce à leur nom botanique, suivi de « extract », « oil » ou « butter ».
Un autre indicateur est présent dans la liste INCI des cosmétiques certifi és : un astérisque (*) après un ingrédient indique qu’il est issu de l’agriculture biologique, avec un renvoi au bas de l’étiquette.
Enfin, savoir repérer le greenwashing
Aujourd’hui, de nombreux consommateurs pensent acheter bio, mais sont en réalité trompés. Le marché des cosmétiques bio et naturels est parasité par des marques opportunistes qui jouent sur les apparences.
Elles adoptent un discours « clean », un packaging « vert » et des allégations rassurantes, comme « 95 % d’ingrédients d’origine naturelle », mais sans respecter les engagements qu’elles prétendent avoir. Elles imitent le bio sans en adopter les exigences, brouillant ainsi les repères, et cette confusion nuit autant aux consommateurs qu’aux marques réellement engagées.
Un plan simple sur 7 jours
J1-J2 : retirer le sucre raffiné, les produits laitiers, alcool + augmenter l’hydratation.
J3-J4 : dîner léger (soupe + compote) + tisanes digestives.
J5 : si énergie stable → monodiète (pommes ou carottes cuites). Sinon, répéter le dîner léger.
J6-J7 : dîner léger ou 16 heures de jeûne intermittent, selon ressenti.
Créée en 2002, Cosmébio est la première association professionnelle à avoir structuré le marché français des cosmétiques naturels et bio. Elle réunit aujourd’hui plus de 480 sociétés partageant des valeurs communes : respect de la santé, de l’environnement et de l’éthique. L’association porte le label Cosmébio qui, depuis plus de 20 ans, permet aux consommateurs de distinguer les vrais cosmétiques bio en un clin d’œil. Plus de 16 000 produits et plus de 650 marques sont actuellement concernés par ce label.










