À mesure que la sensibilité au bien-être animal progresse, les consommateurs et les consommatrices sont de plus en plus nombreux à vouloir acheter des produits issus d’élevages respectueux des animaux. Face à la multiplication des labels, mentions et étiquetages, une question demeure : que garantissent-ils réellement ?
Il faut bien comprendre ce qu’est le bien-être animal. Il ne se résume pas à l’absence de maltraitance : l’Organisation mondiale de la santé animale le définit comme l’état physique et mental d’un animal en lien avec les conditions dans lesquelles il vit. Pour l’évaluer, on s’appuie sur les « cinq libertés » : absence de faim, de soif, de douleur, de peur et possibilité d’exprimer les comportements naturels de son espèce.
Le bien-être animal est mesurable. Des indicateurs portent à la fois sur les moyens mis en œuvre, comme l’espace disponible ou l’accès à l’extérieur, et sur les résultats observés chez les animaux : blessures, mortalité ou niveau de stress.
Il faut bien comprendre ce qu’est le bien-être animal. Il ne se résume pas à l’absence de maltraitance : l’Organisation mondiale de la santé animale le définit comme l’état physique et mental d’un animal en lien avec les conditions dans lesquelles il vit. Pour l’évaluer, on s’appuie sur les « cinq libertés » : absence de faim, de soif, de douleur, de peur et possibilité d’exprimer les comportements naturels de son espèce.
Le bien-être animal est mesurable. Des indicateurs portent à la fois sur les moyens mis en œuvre, comme l’espace disponible ou l’accès à l’extérieur, et sur les résultats observés chez les animaux : blessures, mortalité ou niveau de stress.
Que dit la réglementation ?
La réglementation européenne fixe des exigences minimales concernant l’hébergement, l’alimentation, les soins, le transport et l’abattage des animaux.
Mais elle ne couvre pas tous les stades de production, ni toutes les espèces.
La France a interdit la construction de nouveaux élevages de poules pondeuses en cage, rendu obligatoire l’anesthésie des porcelets avant leur castration et généralisé le sexage in ovo pour éviter l’élimination des poussins mâles.
Cependant, ces obligations restent souvent des seuils minimaux.
Où en est la France ?
Les trois quarts des poules pondeuses sont désormais élevées hors cage : 14 % en agriculture biologique, plus de 36 % en plein air, 21 % au sol et près de 25 % en cage, contre 70 % en 2015.
Pour d’autres productions, l’élevage en bâtiment demeure majoritaire : environ 95 % par exemple pour les porcs. Concernant les vaches laitières, près de 80 % disposent d’un accès au pâturage.
Les éleveurs et opérateurs d’abattoirs reçoivent une formation obligatoire au bien-être animal.
Mode d’élevage et bien-être : ne pas confondre
Un mode d’élevage n’est pas automatiquement synonyme de bon ou de mauvais bien-être animal. L’accès au plein air favorise l’expression des comportements naturels, mais ne garantit pas à lui seul la qualité de l’élevage, du transport ou de l’abattage.
Deux élevages affichant le même mode de production peuvent ainsi présenter des niveaux de bien-être très différents.
Des consommateurs de plus en plus exigeants
Selon un sondage Statista, 98 % des Français considèrent le bien-être des animaux d’élevage comme important ou très important.
Cette préoccupation s’accompagne d’une forte demande de transparence. Les consommateurs souhaitent mieux connaître les conditions d’élevage, de transport et d’abattage. Mais ces informations restent souvent difficiles à identifier au moment de l’achat, d’où le succès croissant des labels et systèmes d’évaluation.
Décrypter les mentions et labels
Les codes sur les œufs
Le système le plus connu est celui du code inscrit sur la coquille :
- 0 : agriculture biologique avec accès au plein air
- 1 : plein air
- 2 : élevage au sol, sans accès extérieur
- 3 : élevage en cage
Cette indication décrit uniquement le mode d’élevage des poules pondeuses. Elle ne renseigne pas sur l’ensemble des critères de bien-être animal.
Les labels et mentions
L’agriculture biologique et le Label rouge imposent des exigences supérieures à la réglementation. Les densités sont généralement plus faibles et l’accès à l’extérieur est obligatoire en bio, ainsi que dans la plupart des filières Label rouge. Pour le porc, plusieurs niveaux de labels sont par exemple définis, avec des exigences différentes.
Ces démarches reposent toutefois principalement sur des obligations de moyens. Les exigences peuvent également varier selon les espèces et les cahiers des charges. Quant aux mentions « fermier », « traditionnel » ou « local », elles ne constituent pas en elles-mêmes une garantie de bien-être animal.
L’étiquette Bien-être animal
L’Association Étiquette Bien-être animal vise à apporter une information plus complète. Elle évalue les conditions de vie de l’animal de la naissance à l’abattage, en combinant critères de moyens et critères de résultats. Les élevages, transports et abattoirs sont contrôlés par des organismes indépendants.
L’étiquette associe une note de A à E et un pictogramme indiquant le mode d’élevage :
- A : niveau supérieur
- B : bien
- C : assez bien
- D : standard amélioré
- E : minimum réglementaire
Les niveaux A, B et C correspondent à des progrès significatifs en matière de bien-être animal.
Comment s’y retrouver ?
Pour les œufs, privilégier les codes 0 et 1. Pour les volailles, les filières bio et Label rouge ou affichant une étiquette Bien-être animal, A, B et C constituent généralement les meilleurs repères. Pour le porc, la bio et l’étiquette Bien-être animal offrent aujourd’hui les garanties les plus lisibles. Pour les bovins et les produits laitiers, le pâturage et l’accès à l’extérieur restent des indicateurs particulièrement pertinents.
Médiatrice et consultante, Séverine Fontaine accompagne les entreprises et institutions de l’agro-alimentaire dans leur transition vers des systèmes de production plus vertueux pour la santé, l’environnement et le bien-être animal.
Elle anime notamment la Fresque de l’étiquette Bien-être animal auprès de toute structure souhaitant informer sur ce sujet.
Plus d’informations sur l’Association Étiquette Bien-Être Animal : www.etiquettebienetreanimal.fr



