Côté Naturo

L’huile de coco

Valérie Vidal

Petite histoire…

L’huile de coco, ou graisse de coco, extraite du fruit mature du cocotier, est employée traditionnellement pour la cuisine par les populations des îles du Pacifique Sud et de l’Asie. Ces peuples jouissent d’une bonne santé et ne présentent pas de troubles qui puissent être mis en relation avec cette forte consommation. Pourtant, la science nutritionnelle a longtemps décrié l’huile de coco.

Quels bénéfices pour la santé ?

L’huile de noix de coco, parce qu’elle est composée de 85 % d’acides gras saturés, a été soupçonnée jusqu’en 2010 de favoriser les maladies cardiovasculaires. A cette date, une étude de grande envergure conclut qu’il n’existe pas de lien entre acides gras saturés et risques de maladies cardiovasculaires et d’infarctus.

Qui plus est, les acides gras saturés de l’huile de coco, contrairement à ceux des graisses animales, sont en majorité des triglycérides à chaînes moyennes (TCM). Lors de la digestion, les TCM sont directement transportés dans le foie, qui les transforme en cétones (ou corps cétonés ou cétoniques). Une fois passés dans le sang, les cétones constituent une source d’énergie alternative au glucose pour les cellules du cœur, du cerveau et des muscles.

Récemment est apparu un mode alimentaire appelé régime cétogène, utilisé pour combattre les maladies neurodégénératives et le cancer. Basé sur l’éviction des glucides au profit des protéines et d’une grande quantité de graisses, ce régime vise à stimuler la production de cétones. L’état de cétone, comparable à celui qui se produit durant le jeûne, est au centre de l’effet thérapeutique du régime cétogène.

Parmi les TCM contenus dans l’huile de noix de coco, on trouve l’acide laurique, qui présente des propriétés anti-infectieuse, antibactérienne et antifongiques.

Dans quels cas l’utiliser ?

La consommation d’huile de coco est globalement bénéfique pour la santé. Elle participe à la prévention des maladies de civilisation et peut aider dans une stratégie globale visant à perdre de poids.

Elle est particulièrement recommandée dans le cadre d’un régime cétogène, pour le rendre plus souple, sans pour autant diminuer la production de cétones.

Les situations pathologiques susceptibles d’être améliorées par un grand apport de TCM de l’huile de coco sont le cancer, les maladies cardiovasculaires, les maladies neurodégénératives comme alzheimer et parkinson, la sclérose en plaques, l’épilepsie, la migraine, le diabète et le syndrome métabolique.

Traditionnellement, l’huile de coco est utilisée pour traiter des affections diverses telle que le psoriasis, l’herpès, les cystites et les hémorroïdes.

Mode d’emploi

En prévention et dans le cadre d’un régime amincissant, l’huile de coco s’invite dans la cuisine de tous les jours. Elle ne produit pas de composés toxiques lorsqu’elle est chauffée.

Pour un effet thérapeutique, la consommation recommandée est de 45 à 90 g par jour, soit de 4 à 8 cuillerées à soupe par jour. Pour éviter des réactions au niveau de l’estomac, il est préférable d’augmenter progressivement les doses et de les répartir sur les trois repas. Commencer par une cuillerée à café 2 fois par jour, puis 3 fois, puis une cuillerée à soupe 3 fois par jour, etc.

Comme aux Etats-Unis, il y a fort à parier que vont peu à peu apparaître en France des compléments alimentaires qui concentrent les TCM de l’huile de coco. Ils sont déjà présents dans certains complexes.

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Valérie Vidal

Praticienne de santé naturopathe et praticienne en EFT clinique. Spécialiste en bionutrition, gestion du stress et santé globale.
Consultations à Toulouse, Gaillac (Tarn) et par Skype.

infos : www.valerievidal.fr

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