La fatigue chronique est une affection qui touche de nombreuses personnes de nos jours. Un Français sur quatre se dit concerné. Mais qu’entend-on réellement par « fatigue chronique » et comment y remédier ?
La fatigue chronique se caractérise par la persistance d’un état général de fatigue, qui peut durer plusieurs semaines ou plusieurs mois. Elle peut être invalidante et entraver la réalisation de tâches quotidiennes : travail, tâches ménagères, vie de famille… L’origine de la fatigue est parfois connue, par exemple en cas de troubles du sommeil ou de surmenage, et parfois inconnue, ce qui peut rendre la prise en charge plus complexe, car les causes peuvent être multiples.
La fatigue chronique est à distinguer du syndrome de fatigue chronique, également appelé encéphalomyélite myalgique, plus rare. Il se caractérise par un épuisement permanent, non soulagé par le repos, qui dure depuis au moins six mois consécutifs, sans cause physique ou psychologique avérée, et sans anomalie détectée lors des examens médicaux. Le syndrome de fatigue chronique associe la fatigue persistante et invalidante à d’autres symptômes, comme selon les cas, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de gorge, des troubles cognitifs, ou encore un malaise post-effort.
Principales causes pouvant mener à un état de fatigue chronique
Pour commencer, une bonne vitalité commence par une alimentation riche en vitamines, minéraux, antioxydants, ainsi qu’une bonne hygiène de vie. Sur la plan nutritionnel, en cas de fatigue chronique, il est fréquent de remarquer un manque d’apport en protéines dans l’alimentation (animales ou végétales), et un manque d’acides gras de qualité, notamment d’acides gras oméga-3. Les carences micro-nutritionnelles, elles, concernent la plupart du temps un manque de fer, de magnésium, de zinc, de vitamines du groupe B, de vitamine D, de vitamine C, ou encore de coenzyme Q10.
Pour éviter d’être carencé, il ne suffit pas toujours de bien manger : encore faut-il également bien assimiler ! Or, les dysbioses intestinales, très fréquentes, peuvent entraver la bonne assimilation des nutriments. Il convient donc de veiller à entretenir un écosystème intestinal sain et fonctionnel. Parmi les différentes dysbioses qui perturbent la fonction intestinale, la candidose, une dysbiose fongique courante, peut entraver la bonne assimilation des nutriments. De plus, le Candida albicans (levure responsable de la candidose) sécrète plusieurs dizaines de mycotoxines, dont certaines sont neurotoxiques. Ces dernières se retrouvent en circulation dans l’organisme, et épuisent leur hôte (nous !).
Autre facteur courant en matière de fatigue chronique : l’équilibre hormonal. Le système hormonal est constitué d’un groupe de glandes et d’organes qui régulent et contrôlent différentes fonctions de l’organisme par la production et la sécrétion d’hormones. Parmi ces hormones, le cortisol, produit par les glandes surrénales, peut être fortement impliqué. En effet, une chute du cortisol, notamment en réaction à un stress prolongé, peut entraîner une fatigue intense et durable. Les hormones thyroïdiennes sont également souvent impliquées : une hypothyroïdie peut engendrer un ralentissement du métabolisme et une fatigue souvent présente dès le réveil, même en cas de bon sommeil. Enfin, les déséquilibres du cycle hormonal féminin ou la ménopause peuvent également engendrer de l’asthénie.
Pour terminer, au chapitre des responsables les plus courants de la fatigue chronique, citons les infections virales et bactériennes, comme le virus d’Epstein-Barr, le cytomégalovirus ou la borréliose de Lyme, ainsi que les syndromes post-viraux tels que le fameux Covid long. Si chez certains ces infections restent asymptomatiques et sans séquelles, chez d’autres elles provoquent une fatigue persistante qui peut durer. Dans certains cas, le recours aux sérologies peut être utile afin d’identifier le « coupable ».
Ces causes de fatigue chronique sont fréquentes, mais il en existe bien d’autres, comme les dérèglements de la glycémie (diabète, hypoglycémies réactionnelles), les troubles du sommeil (dont l’apnée), la dépression, ou encore des facteurs environnementaux tels que la pollution ou l’exposition aux métaux lourds… Alors face à une telle multiplicité de pistes à envisager, que faire ?
Les solutions naturelles pour gagner en vitalité
Avant toute chose, en cas de fatigue persistante et inexpliquée, il convient de consulter un médecin
afin de faire le point sur la situation et d’écarter toute possibilité de maladie grave.
Le médecin peut proposer de réaliser certaines analyses biologiques afin d’évaluer certains marqueurs, notamment hormonaux, métaboliques et infectieux.
En parallèle, certains principes de base en matière d’hygiène de vie peuvent significativement améliorer la vitalité. Quelques repères essentiels pour une journée en pleine forme : un petit déjeuner protéiné et modéré en glucides pour stimuler la dopamine et éviter un pic de glycémie ; une alimentation saine et naturelle, sans produits ultratransformés ; une exposition à la lumière du jour pendant 20 minutes chaque matin (ou, à défaut, l’utilisation d’une lampe de luminothérapie) pour réguler le cortisol et le rythme circadien ; une activité physique régulière et modérée ; une bonne gestion du stress, notamment à l’aide de la cohérence cardiaque ; et enfin, un dîner végétarien léger pour favoriser un bon sommeil. Évidemment, le tabagisme et la consommation régulière d’alcool peuvent avoir un impact sur la santé et le métabolisme énergétique, il est donc primordial d’en réguler la consommation.
Lorsque ces bases d’hygiène de vie sont acquises, le recours à certains compléments alimentaires est possible, lorsque cela est nécessaire, afin d’apporter un coup de pouce à l’organisme. Les alliés incontournables sont le magnésium chélaté, la vitamine C, les vitamines du groupe B et la vitamine D3. Certaines plantes adaptogènes sont également intéressantes : la rhodiola, avec son effet légèrement dynamisant, apporte une action dopaminergique et aide à réguler le cortisol. D’autres compléments sont à envisager, selon les cas : fer, zinc, vitamine D, coenzyme Q10, iode… Pour une complémentation sûre et pertinente, il est recommandé de réaliser un dosage en laboratoire au préalable et de faire interpréter les résultats par un professionnel compétent dans l’analyse fonctionnelle.
Le meilleur magnésium pour chaque situation
Privilégier :
- le bisglycinate en cas de fatigue, stress ou troubles du sommeil ;
- le malate en cas de fatigue et de douleurs musculaires ;
- le L-thréonate en cas de troubles de la mémoire ou de difficultés de concentration.
Astuce : certains compléments combinent plusieurs formes de magnésium !
Une fatigue persistante malgré tout ?
Lorsque la fatigue persiste malgré une bonne alimentation, l’absence de troubles digestifs ou de carences et une hygiène de vie adaptée, cela signifie que la cause profonde de cette fatigue n’a pas encore été identifiée et qu’il faut poursuivre les investigations.
Naturopathe, praticienne en santé fonctionnelle, micro-immunothérapeute.
Consultations en visio ou au cabinet : secteurs Lavaur et Graulhet (Tarn).
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