Côté Naturo

Prévenir l’ostéoporose et ralentir son évolution

Valérie Vidal

L’ostéoporose est définie comme une maladie diffuse du squelette caractérisée par une diminution de la densité osseuse et des altérations de la micro-architecture des os. Celles-ci rendent l’os plus fragile et augmentent le risque de fracture.

Sur quoi repose le diagnostic ?

Le diagnostic médical de l’ostéoporose s’établit à partir de l’ostéodensitométrie, examen dont la fiabilité est discutable à plusieurs égards et notamment parce qu’il détermine la maladie à partir d’un unique facteur de risque : la densité minérale osseuse. Il ne révèle aucune information sur la solidité de l’os, sur la masse osseuse et son architecture, ni sur la vitesse de remodelage osseux… des facteurs qui contribuent à la fragilité osseuse.

Ce diagnostic est source d’anxiété qui n’arrange rien, bien au contraire. La réalité est que toute personne perd naturellement de la densité osseuse en vieillissant, mais aussi que l’os, étant un tissu très vivant, il est possible de ralentir ce processus.

 

Ralentir l’ostéoporose

1. Pratiquer un exercice physique régulier pour stimuler la formation osseuse et favoriser la rétention de calcium. Les sports les plus efficaces sont ceux qui exercent une contrainte mécanique suffisante : course, vélo, musculation.

2. Mettre en place une alimentation respectueuse de l’équilibre acido-basique :

- limiter la consommation de protéines animales, céréales, produits laitiers, sucre et sel, aliments acidifiants qui entraînent une élimination de calcium ;

- répartir les apports de protéines sur la journée, toujours accompagnés de légumes crus et cuits ;

- consommer quotidiennement des aliments qui renferment de bonnes sources de calcium et de magnésium comme les amandes, le sésame, les noix du Brésil, les graines de tournesol, les légumes verts en général et le chou en particulier, le sarrasin, les haricots blancs, les algues ;

- et pourquoi pas adopter le nattō, aliment japonais traditionnel à base de graines de soja fermentées qui apporte de 90 à 120 µg de vitamine K2 MK-7 pour 10 g. Cette vitamine active la synthèse d’ostéocalcine, une hormone spécifique des tissus osseux responsable de la fixation du calcium à la substance fondamentale.

3. Limiter la consommation de café et arrêter le tabac.

4. Respirer, rester zen et positif !

 

Quels compléments alimentaires sont utiles ?

Selon l’âge, le niveau d’activité physique, de stress, le régime alimentaire et d’éventuels facteurs de risques, il peut être indispensable de se complémenter en :

- vitamine D : 1 000 à 4 000 UI, en cure continue d’octobre à avril après un dosage sanguin du calcifédiol ou 25(OH)D3 pour évaluer les réserves de l’organisme et adapter la posologie ;

- vitamine K : 1 µg par kg de poids corporel par jour ;

- calcium : entre 500 et 1 000 mg par jour préférablement sous forme de citrate ou carbonate ;

- magnésium : 300 à 900 mg par jour ;

- zinc : en présence d’une carence avérée, ajouter jusqu’à 15 mg de citrate, picolinate, ou oxyde de zinc ;

- vitamines du groupe B, en particulier B6, B9, B12.

À ceci peut être ajouté en alternance des cures de silicium organique, d’hydrolysat de collagène marin, de plasma de Quinton, de préparations alcalines, de phyto-œstrogènes, de plantes drainantes, de gemmothérapie ciblée…

 

Les informations contenues dans cette fiche sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Certains produits cités peuvent présenter des contre-indications ou interagir avec des médicaments.

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Valérie Vidal

Praticienne de santé naturopathe et praticienne en EFT clinique. Spécialiste en bionutrition, gestion du stress et santé globale.
Consultations à Toulouse, Gaillac (Tarn) et par Skype.

infos : www.valerievidal.fr

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