Côté Naturo

Les acides gras oméga-3

Valérie Vidal

Petite histoire…

Les acides gras sont les principaux constituants des graisses. En fonction de leurs caractéristiques chimiques, on les classe en trois catégories : les acides gras saturés, mono-insaturés et poly-insaturés. Les acides gras poly-insaturés se divisent en deux sous-catégories, les oméga-6 et les oméga-3. Concernant les oméga-3, l’acide alphalinoléique (ALA) en est le chef de file. Cet acide gras essentiel, que l’organisme ne sait pas synthétiser, doit impérativement être apporté par l’alimentation ou la supplémentation.

Quels bénéfices pour la santé ?

Les acides gras peuvent être utilisés comme carburants, être stockés ou permettre la synthèse d’autres molécules. L’acide alphalinoléique (ALA) peut donner naissance un autre oméga-3, l’acide eicosapentaénoïque (EPA), qui a son tour peut être transformé en acide décosahexaénoïque (DHA) et en prostaglandines de type 3.

Les propriétés intrinsèques de l’ALA ne sont pas encore clairement connues alors qu’il existe de nombreuses données sur les propriétés de l’EPA et du DHA. Le DHA est important pour la myélinisation des neurones, le développement cérébral et le maintien d’une vision normale. L’EPA présente des effets protecteurs cardiovasculaires, anti-inflammatoires et antiallergiques. Les prostaglandines issues de l’EPA, quant à elles, régulent l’inflammation et le rythme cardiaque.

Mais en réalité le taux de bioconversion de l’ALA en EPA et en DHA reste très faible, surtout chez les jeunes enfants et chez les personnes âgées en raison d’un déficit enzymatique. Il est donc préférable d’apporter l’ensemble des oméga-3 (ALA, EPA, DHA) par l’alimentation pour maintenir un bon état de santé.

Dans quels cas l’utiliser ?

A titre préventif, les oméga-3 peuvent être apportés par les noix, graines de lin, pourpier, huiles végétales de colza, chanvre et cameline pour l’ALA, et poissons (maquereau, hareng, sardine, pilchard, saumon, truite saumonée, truite grise) et crustacés pour l’ensemble des oméga-3, dont les fameux EPA et DHA.

La supplémentation en huile de poisson riche en EPA/DHA est conseillée dans les situations suivantes :

- nombreux repas pris au restaurant ou à la cantine ou aversion pour les poissons gras ;

- inflammations articulaires et ostéoporose ;

- allergies, asthme ;

- troubles dépressifs et anxieux, troubles de l’attention avec hyperactivité ;

- risques cardiovasculaires élevés.

Mais aussi pour :

- améliorer les performances cognitives et la synthèse de protéines musculaires chez les séniors ;

- augmenter la tolérance au glucose dans l’insulinorésistance et le diabète ;

- faciliter la mobilisation des acides gras du tissu adipeux chez les personnes en surpoids ;

- améliorer l’énergie et les performances dans les sports d’endurance ;

- favoriser le bon déroulement de la grossesse, optimiser le développement cérébral du fœtus et du nouveau-né, réduire ses risques allergiques, infectieux et de surpoids.

Mode d’emploi

L’apport journalier recommandé pour un adulte est de 250 mg d’EPA et de DHA.

Dans les situations pathologiques, la dose quotidienne conseillée est de 2 à 6 g, sur conseil d’un professionnel.

Choisir un produit pur, garanti sans métaux lourds, dioxines ou autres polluants, non oxydé.

Précautions

Les effets des oméga-3 d’origine marine, à raison de plus de 4 g d’EPA/DHA par jour, peuvent s’ajouter à ceux des traitements médicaux anticoagulants, antiplaquettaires et hypotenseurs.

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Valérie Vidal

Praticienne de santé naturopathe et praticienne en EFT clinique. Spécialiste en bionutrition, gestion du stress et santé globale.
Consultations à Toulouse, Gaillac (Tarn) et par Skype.

infos : www.valerievidal.fr