Côté Naturo

les feuilles d’olivier

Valérie Vidal

Petite histoire…

Originaire du bassin méditerranéen, l’olivier (Olea europaea) aurait été domestiqué en Crête vers 3500 avant J.-C. Cet arbre à croissance lente peut vivre plus de mille ans. Il a longtemps été considéré par le peuple grec comme un cadeau que la déesse Athéna aurait fait aux êtres humains pour les soulager de leurs souffrances quotidiennes.

Quels bénéfices pour la santé ?

La feuille d’olivier est riche en principes phyto-actifs particulièrement précieux, notamment l’oleuropéine. Sa capacité à dilater les vaisseaux (effet vasodilatateur), couplée à son action diurétique, en fait une plante majeure en phytothérapie dans le traitement de l’hypertension dite essentielle. Elle possède aussi une légère action hypoglycémiante et hypocholestérolémiante, ainsi qu’antiseptique.

L’hypertension artérielle touche près d’un Français sur trois et dans 90 % des cas elle est essentielle, c’est-à-dire sans cause médicale connue comme une atteinte rénale, un problème hormonal ou la prise de certains médicaments. L’hypertension essentielle trouve ses origines soit dans un déséquilibre du système nerveux autonome (hypersympaticotonie), soit dans un syndrome métabolique, et parfois dans une combinaison des deux. C’est dans le contexte d’un syndrome métabolique, c’est-à-dire une hypertension associée à une obésité abdominale, un hyperinsulinisme ou une dyslipidémie, que l’olivier est le plus indiqué. Bien que l’hérédité soit une des causes de ce syndrome, la grande majorité des cas est plutôt liée à un style de vie sédentaire et à une mauvaise alimentation.

Dans quels cas l’utiliser ?

L’utilisation des feuilles d’olivier est conseillée :

- dans l’hypertension artérielle essentielle modérée (pression systolique entre 14 et 16) et ses conséquences (vertiges, céphalées, bourdonnements d’oreille…) ;

- en cas de syndrome métabolique ;

- en prévention de l’athérosclérose.

Présentation

En phytothérapie moderne, on trouve habituellement les feuilles d’olivier sous la forme de poudre totale sèche en gélules (qui représente le totum végétal de la feuille dans toute son intégrité et toute son intégralité) et l’extrait sec, également en gélules. Il existe aussi des extraits aqueux en ampoule.

Mode d’emploi

Feuilles séchées : faire bouillir de 30 à 80 g par litre pendant 10 minutes à feu doux et laisser infuser 20 minutes. A boire dans la journée.

Extrait sec : de 400 à 500 mg pour une gélule, à prendre matin et soir (soit de 800 mg à 1 g par jour).

Poudre totale sèche micronisée en gélules : de 1 à 2 g à prendre avec un verre d’eau en deux ou trois prises.

Extrait aqueux : boire une ampoule matin, midi et soir, avant les repas.

Les cures de feuilles d’olivier doivent être prolongées pendant au moins deux mois pour un effet optimal et renouvelées ensuite par cures discontinues, par exemple un mois sur deux ou cinq jours par semaine ou encore trois semaines par mois.

Pour un meilleur résultat, il est possible d’associer d’autres plantes ou micronutriments tels que le magnésium, le potassium, le coenzyme Q10, la vitamine C, l’aubépine, etc.

Et, bien entendu, il est essentiel de mettre en place parallèlement une alimentation santé et un exercice physique régulier.

Précautions

L’olivier peut potentiellement interagir avec les médicaments antidiabétiques et hypotenseurs. Consultez un médecin avant d’entreprendre un traitement par phytothérapie.

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Valérie Vidal

Praticienne de santé naturopathe et praticienne en EFT clinique. Spécialiste en bionutrition, gestion du stress et santé globale.
Consultations à Toulouse, Gaillac (Tarn) et par Skype.

infos : www.valerievidal.fr