Côté Naturo

l’huile d’onagre

Valérie Vidal

Petite histoire…

L’onagre, Oenothera biennis, est originaire d’Amérique du Nord. Les Amérindiens consommaient sa racine pour se nourrir et utilisaient ses feuilles en cataplasme pour soigner les contusions, les hémorroïdes et les maladies de peau. Aujourd’hui, c’est exclusivement l’huile tirée des graines que l’on emploie.

Quels bénéfices pour la santé ?

L’huile d’onagre renferme essentiellement des acides gras polyinsaturés de la famille des oméga-6 : acide gammalinolénique (GLA) et acide linoléique (LA). Elle est, avec l’huile de bourrache, une des principales sources de GLA qui favorise la synthèse par l’organisme des prostaglandines de type 1 (PGE1) au détriment de celles de type 2 (PGE2), ce qui réduit les mécanismes qui déclenchent l’inflammation.

Les oméga-6 sont parfois présentés comme étant nocifs pour l’organisme, mais la réalité est plus complexe et c’est l’équilibre général entre les différentes familles d’acides gras qu’il est important de respecter.

Une insuffisance d’apports en acides gras polyinsaturés peut favoriser divers troubles, de même qu’un rapport non optimisé entre oméga-3 et oméga-6. Il convient de consommer régulièrement du poisson gras, des huiles variées dont les huiles de colza et de noix et d’éviter les sources d’acide arachidonique (viandes grasses) et de graisses trans (biscuits, viennoiseries, laitages).

En résumé, les apports d’acide linoléique et d’acide gammalinolénique sous forme active permettent :

- une action anti-inflammatoire, immunomodulatrice et antiallergique ;

- la régulation des neurotransmetteurs et la synthèse de la gaine de myéline ;

- le maintien de l’élasticité des tissus cutanés ;

- la régulation des sécrétions salivaires et lacrymales ;

- une protection cardiovasculaire grâce à une action antiagrégante.

Dans quels cas l’utiliser ?

La complémentation en huile d’onagre est intéressante dans les situations suivantes :

- peau sèche, sensible, vieillissement prématuré de la peau, eczéma, psoriasis ;

- chute de cheveux, ongles cassants ;

- maladies auto-immunes telles que la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, la sclérodermie, le syndrome de Gougerot-Sjögren ;

- infections virales chroniques et récidivantes ;

- insuffisance de synthèse de GLA par l’organisme : diabète, excès d’alcool, carences en zinc…

- pour la protection cardiovasculaire, en association avec des huiles de poisson.

Les effets bénéfiques de l’huile d’onagre peuvent prendre de trois à six mois avant de se faire sentir.

Présentation

Gélules marines ou flacon airless pour protéger l’huile de l’oxydation.

1 pression = 1 gélule = 0,5 ml d’huile.

Privilégier les huiles bio obtenues par première pression à froid auxquelles on a ajouté un peu de vitamine E.

A conserver dans un endroit frais.

Mode d’emploi

Pour la beauté de la peau, des cheveux et des ongles, la protection cardiovasculaire : 3 à 4 gélules ou pressions à avaler au cours des repas.

Dans les situations inflammatoires ou chroniques, il est préférable de commencer par 10 à 12 gélules ou pressions par jour pendant 2 à 4 semaines, puis de continuer avec 4 à 6 doses par jour.

L’application locale est complémentaire pour les soins de la peau.

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Valérie Vidal

Praticienne de santé naturopathe et praticienne en EFT clinique. Spécialiste en bionutrition, gestion du stress et santé globale.
Consultations à Toulouse, Gaillac (Tarn) et par Skype.

infos : www.valerievidal.fr

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