Côté Naturo

La vitamine K

Valérie Vidal

Petite histoire…

Découverte dans les années 1920, la vitamine K a été nommée ainsi pour son rôle sur la coagulation sanguine (Koagulation, en allemand). Depuis une quinzaine d’années, les chercheurs s’y intéressent à nouveau. Grâce à leurs travaux, on connaît de mieux en mieux son rôle dans l’organisme et l’intérêt d’une supplémentation.

Quels bénéfices pour la santé ?

Il existe deux formes naturelles de vitamine K :

- la phylloquinone, ou vitamine K1, présente naturellement dans les légumes verts à feuilles (choux, épinards, laitue, persil) ;

- les ménaquinones (MK), ou vitamine K2, contenues sous diverses fractions (MK-4, MK-7, MK-8, MK-9…) dans les aliments fermentés comme la choucroute, le natto, le miso, les fromages et, dans une moindre mesure, dans les viandes et les œufs. Les ménaquinones MK-4 et MK-7 sont aussi synthétisées par les bactéries de la flore intestinale mais cette synthèse est dépendante de la qualité de cette flore.

Les déséquilibres du microbiote intestinal, la faible consommation de légumes verts et de produits fermentés peuvent conduire à un manque chronique de vitamine K. Ce manque serait fréquent et impliqué dans diverses pathologies, notamment dans la calcification des artères et dans l’ostéoporose.

La vitamine K est bien plus qu’une molécule impliquée dans le processus de la coagulation. Elle agit également sur la densité osseuse et la protection des vaisseaux :

- Elle participe à la consolidation de l’os en activant la synthèse d’ostéocalcine, une hormone spécifique des tissus osseux responsable de la fixation du calcium à la substance fondamentale.

- Elle potentialise l’effet de la vitamine D.

- Elle permet la répartition du calcium dans l’organisme, au niveau des os et des dents.

- Elle empêche le calcium de se déposer sur les parois internes des vaisseaux sanguins grâce à la matrix GLA protein (MGP). Or les calcifications artérielles et vasculaires jouent un rôle important dans la survenue des maladies cardiovasculaires.

Dans quels cas l’utiliser ?

La supplémentation en vitamine K est à envisager :

- chez les personnes âgées ;

- chez les femmes ménopausées ;

- pour les personnes présentant des risques de maladies cardiovasculaires ;

- en cas d’ostéoporose, pour diminuer le risque de fractures ;

- en présence d’une malabsorption intestinale (maladie de Crohn, maladie cœliaque, diarrhées chroniques…).

Présentation

La vitamine K est commercialisée par les fabricants de compléments alimentaires naturels sous sa forme K2 MK-7, qui est la fraction des ménaquinones ayant la biodisponibilité et l’activité les plus élevées. Elle est le plus souvent extraite du natto et parfois d’autres végétaux comme les pois chiches.

Elle existe en gouttes et en gélules. Selon les produits, 1 goutte équivaut à 15 à 18 µg ; 1 gélule, à 75 à 100 µg.

Mode d’emploi

En Europe, les apports journaliers recommandés en vitamine K sont de 75 µg pour les adultes, ce qui est jugé insuffisant par les experts.

Aux Etats-Unis, les recommandations sont de 90 µg par jour pour les femmes et de 120 µg par jour pour les hommes.

Au Japon, ces recommandations varient de 150 à 300 µg/j.

La vitamine K se prend préférablement au cours du repas du soir.

Précautions

La vitamine K ne présente pas de toxicité. Mais il est souhaitable de demander l’avis d’un médecin en cas de prise concomitante d’anticoagulants afin d’adapter le traitement.

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Valérie Vidal

Praticienne de santé naturopathe et praticienne en EFT clinique. Spécialiste en bionutrition, gestion du stress et santé globale.
Consultations à Toulouse, Gaillac (Tarn) et par Skype.

infos : www.valerievidal.fr