Côté Naturo

l’huile de bourrache

Valérie Vidal

Petite histoire…

La bourrache est une plante annuelle de la famille des Borraginacées dont les origines sont mal connues. Elle est depuis longtemps cultivée en Europe centrale et au Maghreb pour ses fleurs et plus récemment en Amérique du Nord pour sa graine, qui donne une huile précieuse.

L’huile de bourrache de qualité biologique est obtenue par pressage à froid des graines, sans aucune intervention de solvant ou de produit chimique. Elle est ensuite filtrée sur papier buvard.

Quels bénéfices pour la santé ?

Il ne faut pas confondre les propriétés de l’huile de bourrache avec celles de la plante, qui est un grand dépuratif en phytothérapie.

L’huile de bourrache est composée, entre autres, d’acide gamma-linolénique (GLA) et d’acide linoléique (LA), deux acides gras polyinsaturés de la famille des oméga-6. L’huile de bourrache est la meilleure source de GLA (24 %).

Les acides gras polyinsaturés servent de constituant aux membranes cellulaires et leur donnent une certaine souplesse. Ils participent au maintien de l’élasticité et à l’hydratation des tissus cutanés.

A l’état normal, la cellule transforme l’acide linoléique (LA) abondamment contenu dans diverses huiles végétales, comme celle de tournesol ou de pépin de raisin, en acide gamma-linolénique grâce à l’intervention d’une enzyme. De nombreux facteurs (carences en zinc, magnésium, vitamines B6 et B8, excès d’acides gras saturés ou trans, de sucres rapides, stress, sénescence…) perturbent cette transformation et privent par conséquent l’organisme de GLA.

Le GLA de l’huile de bourrache est directement utilisable par l’organisme, sans transformation, pour l’élaboration des prostaglandines de type 1 (PGE1), aux propriétés anti-inflammatoire, antiagrégante, immuno-modulatrice et antiallergique.

En cas de carence en GLA, on observe des membranes cellulaires plus rigides, un défaut de synthèse des PGE1 et un syndrome prémenstruel (gonflement du bas-ventre et des seins, grande fatigue, maux de tête…).

Dans quels cas l’utiliser ?

- Lors de situations inflammatoires, et en particulier dans la polyarthrite rhumatoïde, et en cas d’inflammation des gencives causée par la parodontite ;

- pour maintenir l’élasticité de l’épiderme, hydrater les peaux sèches, calmer les eczémas secs ;

- après 40 ans, à cause de la diminution de synthèse de GLA à partir d’acide linoléique ;

- en association ou en alternance avec l’huile d’onagre dans la régulation hormonale (syndrome prémenstruel, bouffées de chaleur…) ;

- en association avec des huiles de poisson pour améliorer le développement du système nerveux des enfants prématurés, mais aussi pour la protection cardiovasculaire.

Mode d’emploi

L’huile de bourrache se présente en gélules marines ou flacon airless pour protéger l’huile de l’oxydation (1 pression = 1 gélule = 0,5 ml d’huile).

Pour la peau et l’équilibre hormonal : de 3 à 6 gélules ou pressions à avaler au cours des repas.

Dans les situations inflammatoires : de 6 à 12 gélules ou pressions.

L’application locale est complémentaire pour les soins de la peau.

A conserver dans un endroit frais.

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Valérie Vidal

Praticienne de santé naturopathe et praticienne en EFT clinique. Spécialiste en bionutrition, gestion du stress et santé globale.
Consultations à Toulouse, Gaillac (Tarn) et par Skype.

infos : www.valerievidal.fr

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