Côté Naturo

le maïtaké

Valérie Vidal

Petite histoire…

Le maïtaké (Grifola frondosa) est un petit champignon brun à lamelles qui se développe en grappes amalgamées sur certaines souches et racines. Originaire d’Asie, il est considéré depuis des millénaires, dans la médecine traditionnelle chinoise, comme une substance de longue vie et il est très populaire au Japon. Jusqu’en 1980, le maïtaké était cueilli à l’état sauvage. La mise au point des techniques de culture permit de le produire à grande échelle. Les chercheurs japonais et américains s’y sont alors intéressés de plus près.

Quels bénéfices pour la santé ?

Très riche en oligoéléments et vitamines, le maïtaké renferme notamment du zinc, du cuivre, du fer, du soufre, des vitamines du groupe B, des vitamines A, C, D2, K et des sucres complexes, ou polysaccharides. Les polysaccharides agissent de façons multiples et complexes sur le système immunitaire. Le maïtaké, comme de nombreux champignons thérapeutiques, contient des polysaccharides particuliers, appelés bêta (1,3 et 1,6)-glucanes, qui augmentent de façon significative la capacité de phagocytose, c’est-à-dire la capacité des cellules macrophages à détruire les intrus venus de l’extérieur. Les bêta-glucanes permettent aussi de multiplier la sécrétion par les macrophages d’un facteur nécrosant antitumeur, le TNF, ainsi que l’activité des lymphocytes « natural killer », globules blancs spécifiquement chargés de détruire les cellules cancéreuses.

Dans quels cas l’utiliser ?

Le maïtaké est une aide thérapeutique :

- dans les situations où le système immunitaire est mis à rude épreuve de manière ponctuelle ou chronique : alimentation dévitalisée, surmenage, choc émotionnel, forte exposition aux radiations ultraviolettes ou à des champs électromagnétiques, traitement de chimiothérapie et radiothérapie anticancéreuse, exercice physique intense, etc. ;

- en cas d’infections bactérienne, virale ou fongique comme les rhumes, les états grippaux et la candidose chronique ;

- en complément des traitements classiques des cancers et des symptômes liés au sida ;

- dans le syndrome de la fatigue chronique ;

- en soutien d’autres thérapeutiques et d’une correction alimentaire dans le syndrome métabolique : hypertension, hyperglycémie et diabète, obésité abdominale, hypercholestérolémie.

Présentation

On trouve diverses présentations de maïtaké dans le commerce :

- soit à base de mycélium, qui est la partie souterraine du champignon (et non le fruit), cultivé sur du riz ;

- soit à base de la partie extérieure (carpophore), sur laquelle ont porté la majorité des recherches. La poudre du carpophore est conditionnée en gélules ou bien proposée sous forme concentrée (appelée extrait) disponible en gélules, comprimés, ou solution buvable.

Certains extraits sont standardisés, ce qui offre une garantie de concentration préférable dans l’accompagnement des pathologies lourdes.

Idéalement, les champignons doivent pousser naturellement sur du bois noble et se reproduire à la lumière naturelle. La chair doit être réduite en poudre à basse température. Ils doivent impérativement être de culture biologique.

Mode d’emploi

La posologie est variable selon les produits. Se référer aux recommandations des laboratoires.

A tire indicatif, les posologies généralement conseillées pour un adulte :

- poudre de mycélium : 1 ou 2 gélules le matin à jeun ;

- poudre de chair : 1 ou 2 gélules, 2 ou 3 fois par jour avant les repas ;

- extrait liquide concentré : une cuillerée à café par jour le matin à jeun ou le midi ;

- extrait sec concentré : 1 ou 2 gélules le matin à jeun.

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Valérie Vidal

Praticienne de santé naturopathe et praticienne en EFT clinique. Spécialiste en bionutrition, gestion du stress et santé globale.
Consultations à Toulouse, Gaillac (Tarn) et par Skype.

infos : www.valerievidal.fr

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